Avant 1850, il y avait déjà un hôtel aux Contamines. Le premier d'une longue lignée. C'est l'hôtel du Bonhomme. Les chercheurs de cristaux et les chasseurs de chamois étaient alors nombreux dans la vallée. Une poignée de physiciens suisses comme De Saussure désiraient monter au sommet du Mont Blanc pour des raisons scientifiques. Ils passèrent plusieurs séjours aux Contamines. A l'époque, on veut tout explorer. On cherche de nouvelles voies pour monter au Mont Blanc, et l'on découvre l'intérêt de Tré la Tête. La renommée du village était déjà importante.

Au début du 20ème siècle, on vient surtout l'été aux Contamines. Déjà en 1902, le célèbre guide Joanne recommande l'hôtel de l'Union. Il fallait tout de même compter 7 francs par jour, ce qui n'était vraiment pas bon marché à l'époque. En plus, il est dit que l'addition tenait souvent compte de la fortune supposée du voyageur...
Mais l'on y mange et l'on y dort très bien.


On vient surtout en famille aux Contamines. Les mamans s'installaient à l'hôtel avec leurs enfants pour passer toutes les grandes vacances. Les "Messieurs" se passionnaient pour la géologie, la flore, la faune, les panoramas. Après être venu quelques années à cet hôtel, on cherchait un terrain à acheter pour construire. En ces temps, ce n'est pas par spéculation, ni pour placer son argent: le franc or était stable. C'est parce qu'on appréciait tout simplement le pays et ses gens.

C
'est avec l'apparition du chemin de fer que le tourisme connait ses premiers balbutiements aux Contamines Montjoie.
Depuis le 15 juin 1898, les gens arrivent de Paris ou de Lyon jusqu'à la gare du Fayet en bas de Saint Gervais. Là, un voiturier, le même gérant de l'hôtel de l'Union, vous attend. Il vous montait jusqu'aux Contamines en une heure et demie à peu près, avec son break à trois chevaux. La Rolls de l'époque.

L'hôtel a appartenu à la commune jusqu'en 1900. Il est alors donné en location à Ignace Millon. Plus tard vers 1920, la location de l'hôtel sera reprise à la commune par La famille Camors. Puis c'est en 1935 que notre aïeul Ruffin Barbier en fait alors l'acquisition. Il nomme son hôtel le Val Montjoie. Il fut à l'origine la véritable histoire et notoriété de l'hôtel. Ensuite, son fils Roger perpétue son savoir faire jusqu'en 1993. C'est à sa mort, que prend fin définitivement l'exploitation de l'hôtel. Sa renommée fût telle qu'aujourd'hui encore, nombreux sont les anciens clients qui passent nous rendre visite, et profitent d'une halte ou d'un séjour au village, pour venir dîner à la crêperie. Ils aiment raconter et partager leurs précieux souvenirs. Martine CHAPPOT, l'une des filles de Roger Barbier, a épousé Gilbert. Ils décident tous deux en 1985, de redonner vie à la maison, en créant "les Airelles", la petite mais non moins célèbre dès lors crêperie, il y plus de 20 ans déjà.

2014, une page se tourne à nouveau, Martine et Gilbert décide de confier la reprise du restaurant à leur fille Delphine et son mari.

Une page d'histoire qui s'écrit encore aujourd'hui... grâce à vous qui venez nous rendre visite à chaque saison. Car sans vous, nous ne serions pas là...

En tous cas, je peux vous témoigner qu'il fait bon vivre dans cette maison...
Et dans ce merveilleux village que sont les Contamines Montjoie qui a fait de moi l'un des hommes les plus heureux du monde.
..

Jean.




Edifiée en 1850, la maison s'appelle alors
" l'Hôtel du Bonhomme "
Ce fut d'ailleurs le 1er hôtel des Contamines Montjoie.

Après l'annexion de la Savoie, en 1860, elle devient alors le fameux " Hôtel de l'Union ".

En 1935, acquis par notre ancêtre Ruffin Barbier, elle est alors baptisée: Hôtel le " Val Montjoie ".

La maison porte toujours aujourd'hui ce même nom sur la façade faisant face à l'église baroque Ste Trinité du centre village.

Le bas de l'hôtel sera transformé en salle de restaurant en 1985, en devenant un restaurant avec l'actuelle crêperie " Les Airelles "
Pour le plaisir de nous tous, il est vrai...